Les Celtes sont de grands consommateurs de vin miellé et d'hydromel. L'abeille, dont le miel sert à faire l'hydromel ou "liqueur d'immortalité",

est l'objet, en Irlande, d'une étroite surveillance légale. Un texte juridique moyen-gallois dit que "la noblesse des abeilles vient du paradis et c'est à cause du péché de l'homme qu'elles vinrent de là ; Dieu répandit sa grâce sur elles et c'est à cause de cela qu'on ne peut chanter la messe sans la cire". Même si ce texte est tardif et d'inspiration chrétienne, il confirme une tradition très ancienne dont le vocabulaire offre encore des traces (le gallois cwyraidd de cwyr "cire" signifie "parfait, accompli", et l'irlandais moderne céir-bheach, littéralement "cire d'abeille", désigne aussi la perfection).

Le symbolisme de l'abeille évoque donc, chez les Celtes comme ailleurs, les notions de sagesse et d'immortalité de l'âme.

Motif funéraire chrétien, elle symbolise l'âme ressuscitée.

 

L'aigle fait partie, dans un récit apocryphe gallois, des Anciens du monde. Ce texte correspond au récit irlandais de Tuan Mac Cairill et à un passage du Mabinogi de Kulhwch et Olwen.

L'aigle est des animaux primordiaux initiatiques comme le merle, le hibou, le cerf et le saumon. C'est un symbole important lors de l'enseignement druidique concernant l'air.

Dans la légende, Kaodalan montre son pouvoir sur l'air en se changeant en aigle. Le druide magicien s'associe à l'aigle Gwernabwy lorsqu'il part à la recherche de Mabon. Il est considéré comme un animal bénéfique puisque tuant les serpents.

On n'en connaît pas d'autre apparition dans la mythologie celtique, hormis la métamorphose de Llew en aigle, quand il vient d'être tué par l'amant de sa femme adultère Blodeuwedd, dans le Mabinogi de Math ; mais il apparaît assez souvent en numismatique gauloise.

Son rôle semble avoir été tenu en Irlande par le faucon.

Il symbolisait dans la pensée chrétienne du Moyen Age l'âme s'élevant vers le paradis.

 

Cet animal est sacré pour les Gaulois et représente le juste milieu entre les hommes et les dieux. Son nom celtique est alauda.

 

Dans un épisode de la mythologie irlandaise apparaît une anguille. C'est le résultat d'une métamorphose de la Bodb (corneille), ou déesse de la Guerre qui, dépitée de ne pas être aimée du héros Cuchulainn, vient sous cette forme dans le gué où il combat contre les hommes d'Irlande et s'enroule autour de sa jambe. Cuchulainn l'arrache brutalement et la jette contre les rochers. 

 

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