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BADBA voir Bodb « Trois corneilles »

Triple déesse irlandaise de la guerre, elle est un des aspects de la déesse Morrigane. Elle procède des divinités de la conception , de la sexualité , de l'Amour et de la Mort. Elle faisait partie des divinités qui pouvaient influencer le cours d'un combat en inspirant aux guerriers la peur ou le courage. Les autres divinités se nommaient Nemain et Macha. Un mythe associe Badb à la bataille historique de Clontarf en 1014, où le Grand Roi Brian vainquit les Vikings et où Badb serait apparue au-dessus des têtes des guerriers.

 


 

BAILE BINDBERLACH MAC BUAIN "au doux langage, fils de Buan".

Il poussa sur sa tombe et sur celle de sa fiancée, Aidlinn, un if et un pommier dont on fit des plaquettes qui se rejoignirent et qu'on ne put séparer quand on les mit en présence l'une de l'autre.

 


BALOR

Géant, roi des Fomoiré.

Balor (à l'il torve) habitait sur l'île de Tory, où il vivait dans la crainte permanente de voir s'accomplir une prophétie selon laquelle il mourrait de la main de son petit-fils. Malgré ses efforts pour retarder cette fin en tenant Ethlinn, sa fille, à l'écart des hommes, celle-ci se retrouva enceinte et donna naissance à des triplés. Balor ordonna de les jeter à la mer mais l'un d'eux survécut : c'était Lug.

Balor se présente comme un monstre, voire un ogre, effrayant et repoussant, personnifiant les puissances des ténèbres. De surcroît, il est borgne et vit habituellement avec son unique il fermé. Pourtant, dans le combat, il demande à quatre hommes de lui soulever la paupière pour pouvoir anéantir ses ennemis. Lors de la bataille de Mag Tured (ou Moytura), le dieu Lug vient à lui, charmeur et bavard, si bien que Balor tient à voir sa tête. Mal lui en prend ! Dès que la paupière est soulevée, il reçoit une pierre de fronde qui lui arrache le globe oculaire et le projette parmi ses amis, les Fomoiré. Il en tue involontairement des milliers, assurant la victoire de ses ennemis, les Túatha dé Dánann.

Balor incarne les forces négatives du mal, dont le pouvoir ne peut être tenu en échec que par la force-lumière de Lug, lui-même parent de Balor.

Son congénère gallois est Yspaddaden Penkawr "le géant châtré" dans le "Conte de Kulhwch et Olwen".

Il est assimilé à Gargam, dieu géant et boiteux de la Bretagne armoricaine, et à Gargamel, le sorcier maléfique des légendes.

 


BANBA

L'un des noms de l'Irlande (avec Fotla et Eriu) et aussi celui d'une reine du peuple des Tuatha dé Danann qui le symbolise et en est l'allégorie.

Le nom doit être rapproché de banb "porc" ou "sanglier", animal au symbolisme sacerdotal.

 


BECUMA

Femme maléfique du roi d'Irlande Conn Cetchathach. Devenu veuf, le roi l'avait épousée pour sa beauté. Sa seule présence rendit le pays stérile.

Il est possible que son nom doive être décomposé et compris en "femme" et cuma "souci".

 


BEL / BELEN / BELENOS / BELI / BILE

Dieu solaire.

Type du dieu jeune, beau, lumineux, né dans les contrées hyperboréennes. On ne vante pas souvent ses exploits car il est surtout connu par des figurations (notamment sur le chaudron de Gundestrüp où il figure parmi les quatre dieux des saisons comme annonciateur de clarté).

Pour les Celtes, il a un lien avec la pomme (abalo). Les Gallois l'appelaient Mabon ; Arthur aurait délivré ce dieu inventeur et guérisseur, à l'origine de l'Intuition et de la Raison.

Il avait pour symbole le cheval et la roue (chaudron de Gundestrüp). Qyelquefois, il apparaît montant un cheval et jetant des éclairs, ce qui tend à le rapprocher du dieu de la foudre romain Jupiter. Mais il peut également être représenté dirigeant un chariot portant un disque solaire tiré par des chevaux, ce qui le rendrait proche du dieu solaire Apollon.

On peut le voir aussi piétiner un serpent géant, monté sur son cheval. Le christianisme a récupéré certaines de ses fonctions et qualités pour les attribuer à l'archange saint Michel ou encore à saint George.

Saint Michel

Saint Georges

Jupiter gallo-romain du IIIe s.

Le Mont-Saint-Michel, dont l'ancien nom était Tombelaine (tombe-belen), pourrait lui être consacré, ainsi que les églises Saint-Michel du massif de Brent (Devon).

De grands feux sont allumés en son honneur lors de la fête celtique de Beltène, le 1er mai.

Une légende postérieure fait de lui un roi de Grande-Bretagne, Béli Mawr "le Grand".

Son nom a laissé de nombreux vestiges dans la toponymie : Montbéliard, Beaune-d'Allier et Bellenaves (Auvergne), Baulne (Aisne), Billingsgate (Londres).

 


BELISAMA

Déesse dont le nom signifie "la Toute Brillante", "Pareille à la Flamme".

Voici l'équivalent au masculin de Bel, sa sur ou sa parèdre.

Il faut savoir qu'au cours de l'évolution de la mythologie celtique, le soleil est devenu une divinité féminine, donnant le jour à une fille qui assure la survie du cosmos.

Elle préside au tissage, aux sources thermales, mais comme elle porte des armes, elle peut être également guerrière ou chasseresse.

C'est une sorte de vestale patronne des industries du feu. Elle a pu être assimilée à Minerve, déesse des Arts et des Métiers, par certains auteurs latins, et à la déesse irlandaise Brigid.

  


BERECYNTHIA / BRIGID

Déesse irlandaise dont la fête se situe au milieu de l'hiver, le 1er février. Son attribut est le cygne.

Elle aussi est mère et fille du dieu suprême, le Dagda. Cette divinité, d'aspect lunaire, est un doublet de Dana.

 


BETACH / BETHACH "Bouleau"

Fils de Iarbonel le Devin, fils de Nemed.

Chef et ancêtre mythique des Fir Bolg et des Tuatha dé Danann.

 


BITH "Monde" "Age"

Fils de Noé, fils de Lamech.

Père de Cesair, la première femme qui vint en Irlande avant le Déluge et ancêtre de toutes les races mythiques qui ont occupé l'île.

 


BLAI BRIUGA

Aubergiste du roi Conchobar dans les récits du cycle d'Ulster.

Son surnom est celui de sa fonction (brug "hôtel"). Il a pour charge de nourrir les Ulates et c'est l'un des rares représentants nommés et qualifiés de la "troisième classe productrice". Dans le récit de la "Conception de Cúchulainn", Blai Briuga obtient la charge de père nourricier du héros.

 


BLEIZ / BLAISE

L'homme-loup, instructeur de l'enchanteur Merlin (Marzin).

Avatar de Belen ou du roi couronné, il est choisi par la Déesse pour être son amant d'un jour. Il devient une sorte de druide un peu fou, vivant parmi les loups et chargé d'initier de nouveaux adeptes à l'art magique.


 

BLATHNAT

Epouse du roi Cu Roi de Munster. Elle tomba amoureuse de Cùchulainn, le grand héros d'Ulster et ennemi de Cu Roi, et trahit son époux en indiquant au héros le moyen de pénétrer dans sa forteresse jusqu'alors imprenable. Blathnat versa du lait dans le ruisseau qui traversait le fort, permettant ainsi à Cùchulainn d'en suivre le cours.

Cu Roi fut tué et Cùchulainn s'enfuit avec Blathnat et le barde du roi, Fer Cherdne. Celui-ci profita d'une halte sur le sommet d'une falaise pour venger la mort de son maître. Il se saisit de Blathnat et se précipita dans le vide avec elle.

 


BLOC

Nom de l'un des trois druides de Conn Cetchathach, roi suprême d'Irlande, les deux autres étant Maol et Bluicne.

 


BLODEWEDD / BLODEUEDD "Née des Fleurs" "Visage de Fleurs"

Femme-fleur aussi belle qu'infidèle.

Math et Gwydyon unissent leurs pouvoirs pour créer une femme-fleur à partir de fleurs de chêne, de genêt et de reines-des-près. Leur protégé, Llew, fils d'Arianrhod a été maudit par sa mère. Elle lui a jeté un sort qui lui interdit d'épouser une femme terrestre. Par ruse et par magie, ils parviennent à donner vie à une personne d'une beauté si radieuse qu'aucune fille d'homme ne peut rivaliser avec elle.

Le jeune couple fut heureux un certain temps mais un jour Llew partit rentre visite à Math et Blodewedd offrit l'hospitalité à un chasseur, Goronwy, le seigneur de Penllyn. Ils tombèrent amoureux et projetèrent de tuer Llew. Mais leur complot échoua, Math et Gwydyon décidèrent de la changer en hibou.

 


BLUICNE

Nom de l'un des trois druides du roi Conn Cetchathach, roi suprême d'Irlande. Les deux autres étant Bloc et Maol.

 


BOANN "Vache Blanche"

Déesse, épouse du Dagda, mère de la rivière Boyne.

Son nom, "Vache Blanche" (bo vinda), correspond parfaitement à son rôle de Déesse-Mère. Au départ, elle est l'épouse d'Elcmar, mais Dagda, en dieu suprême, a quelque attirance pour elle qu'il entend satisfaire. Il envoie le mari pour un court voyage d'une nuit et un jour. En maître du temps, il met à profit cette durée pour jouir de Boann et lui faire un enfant, Oengus (qui signifie "Choix Unique" ou Mac Oc "Fils Jeune"), qui vient au jour avant même le retour d'Elcmar.

Elle est l'éponyme de la rivière Boyne : c'est en voulant se purifier de sa "faute" dans la source de la Segais qu'elle trouve la mort. Cette eau, qui a le pouvoir de tout dissoudre, la mutile (un bras, une jambe, un il) et la poursuit. Dans sa fuite jusqu'à la mer elle a donné naissance au fleuve.

Son nom est aussi retrouvé dans celui de la résidence du Dagda : Brug na Boyne "l'Hôtel de la Boyne".

 


BODB / BADBA / CATUBODUA

Déesse irlandaise de la Guerre et de la Mort, qui apparaît sous les traits d'une corneille ou d'un corbeau sur les champs de bataille.

Déesse des batailles et des destructions qui les accompagnent. Son nom évoque des images de violence, de furie des combats. Comme la Morrigan, elle a l'apparence d'une femme ou d'une corneille : un de ses noms est Bodb Catha (la "Corneille des Batailles").

 

Elle exerce un pouvoir psychologique sur le champ de bataille : sa présence confond et terrifie les combattants, en particulier parmi les hommes du Connaught.

Elle sait communiquer aux rois et aux héros la fureur guerrière. Le roi Nuada passe la nuit avec elle avant d'entamer son quatrième jour de combat. A la fin de la bataille de Mag Tured (ou Moytura), elle prophétise la fin du monde : "Eté sans fleur, vache sans lait".

Un des fils du Dagda porte également ce nom qui signifie "corneille" (ou "corbeau").

 


BORMO

Surnom du dieu guérisseur, en relation avec les eaux bouillonnantes. La Bourboule est un des lieux qui lui est dédié.

 


BRAN, deux personnages portent ce nom :

- le géant Bran le Béni ou Bran à la tête prophétique (Bendigeidfran).

Bran le Béni a lui-même deux histoires, l'une païenne et l'autre, plus chrétienne où il devient saint Brandan (ou Brendan). A l'origine, il s'agit probablement d'un dieu de l'Océan (il est fils de Llyr) bien qu'il participe aux affaires des hommes sous les traits d'un roi de Grande-Bretagne.

Harpiste et musicien, il est le protecteur des filid et des bardes.

Roi des régions infernales, il s'y bat pour défendre ses trésors magiques contre les fils de Dôn, venus les lui ravir.

Il permit à Branwen, sa soeur, d'épouser le roi irlandais Matholwch, sans le consentement de son demi-frère Efnisien.

A la suite de cet affront, Elfnisien trancha les lèvres, les oreilles et la queue du cheval de Matholwch lors du mariage qui se déroula au Pays de Galles. Matholwch et Bran s'estiment tous les deux insultés. Cependant Bran, dans un élan de générosité, offrit à son beau-frère un chaudron magique qui ressuscitait les morts. Il suffisait de les plonger dans la cuve pour que le lendemain ils soient à nouveau aptes au combat, mais devenus muets.

Une fois en Irlande, la malheureuse Branwen subit de son époux les pires outrages et se vit rabaissée au rang de servante bien qu'elle eut donné au roi un héritier, Gwern. Elle parvint toutefois à envoyer un message de détresse à son frère Bran.

Lequel rameute ses troupes. Les porchers de Matholwch voient arriver une forêt qui avance sur la mer et une montagne qui marche sur les flots : la flotte de Bran. Comme c'est un géant, il traverse à gué. En hâte, Matholwch coupe le seul pont sur la rivière. Alors Bran dit : "Que celui qui est le chef soit le pont". Il s'arc-boute au-dessus de la rivière et les guerriers passent sur son corps.

D'autres ruses de Matholwch sont déjouées. Cependant son atout le plus sûr demeure le Chaudron d'Immortalité. Efnisien se sacrifie alors pour le faire éclater en quatre morceaux.

Les Gallois massacrent tous les Irlandais et, à la fin du combat, il ne reste plus que sept guerriers. Blessé par une flèche empoisonnée, Bran ordonne qu'on lui tranche la tête, afin d'abréger ses souffrances.

Sa tête décapitée va alors se mettre à prophétiser. Ses compagnons vont retourner vers leur patrie, ils resteront sept ans à table, charmés par les oiseaux de Rhiannon. Plus tard, ils iront en un endroit agréable au-dessus des flots où ils passeront quatre-vingts ans, en compagnie de sa tête intacte.

Mais un jour, ils ouvriront l'une des trois portes de leur retraite et il leur faudra emporter la tête de Bran à son lieu de sépulture, la colline Blanche (la Tower Hill de Londres ?) pour qu'elle ne soit pas soumise à la putréfaction.

Le chef coupé de Brân, tourné vers l'Europe, préservait l'île de toute invasion. Le roi Arthur commit l'imprudence de l'exhumer, ce qui rendit possible la conquête saxonne.

  

Si l'on interprète cette légende, on y trouve une évocation du caer sidh, tertre funéraire et pays des Immortels (colline Blanche), du festin des dieux (banquet avec les oiseaux), du labyrinthe de l'éternité (palais aux trois portes qu'ils devront quitter pour avoir céder à la curiosité en ouvrant la seule porte fermée). La tête de Bran-le-Béni est l'un des talismans magiques qui protège l'île de Bretagne contre les envahisseurs.

 

- un héros :

L'autre Bran, fils de Febal, dont le nom signifie "Corbeau" est un héros qui fait connaissance avec l'Autre Monde.

Tout commence par une musique légère, qui lui fait tourner la tête. Quand il se réveille, Bran tient en main un rameau argenté couvert de fleurs blanches qu'une femme inconnue vient lui reprendre, tout en l'invitant chez elle, à Tir na n-Og (peut-être le tertre de New Grange en Irlande où l'on peut voir une série de tumulus préhistoriques dans la vallée de la Boyne).

Dès le lendemain, Bran réunit trente sept de ses hommes et s'embarqua pour une étrange aventure. Sur la mer, ils rencontrèrent le dieu marin Manannan mac Lir qui conduisait un char à travers les flots. Ils atteignirent d'abord l'île de Gaieté où les hommes de l'équipage eurent du mal à rester debout tant ils riaient. Finalement Bran et ses marins atteignent l'Ile aux Femmes. Bran se voit invité à partager la couche de la reine et devient un grand initié.

Tout n'est que plaisir, banquet et vie facile. Pourtant l'un des matelots finit par avoir le mal du pays et tous décident de rentrer. Le bateau fait route sans dommage. Le rivage apparaît. Un des hommes saute à terre et tombe en poussière. Bran réalise alors que son expédition a duré plusieurs siècles. Il a fait un voyage hors du temps !

 


BRANWEN "Corneille Blanche"

Héroïne du deuxième récit de l'épopée galloise.

Branwen est la fille de Llyr et la sur du géant Bran le Beni. Le roi d'Irlande, Matholwch débarque un jour à la cour de Bran à Harlech, avec l'intention de l'épouser et de conclure une alliance avec son voisin.

Le mariage est célébré promptement, mais un demi-frère de Branwen, Efnisien, en prend ombrage et mutile les chevaux du roi d'Irlande. Bran réussit à calmer le jeu en se séparant de son chaudron d'Immortalité. Branwen part en Irlande avec son époux et donne le jour à un fils, Gwern.

Malheureusement, des langues trop bien pendues évoquent la mutilation des chevaux et Branwen est mise au ban de la société. Elle élève un étourneau qu'elle charge d'un message pour Bran.

Alors survient la guerre. L'ultime effort de conciliation échoue quand Efnisien jette Gwern dans le feu. Le massacre devient général : il n'y aura que sept survivants.

Branwen, elle, meurt de douleur.

 


BRES "le Beau"

Il est fils d'Eri (l'Irlande) et d'Elatha (fils de Delbaeth) et l'un des compagnons de Balor.

Elatha, roi des Fomoiré, rencontra Eri, une déesse des Túatha dé Dánann, sur une plage et de leur union naquit Brès. Eri prit soin de ne rien dire à son époux quant à la véritable paternité de l'enfant.

C'est ainsi qu'il put être choisi pour remplacer Nuada lorsque celui-ci, devenu invalide suite à la première bataille de Mag Tured (Moytura), dû renoncer à régner sur les Tuatha. Ce ne fut pas un bon règne : sa ladrerie causa le déclin de l'Irlande jusque là prospère. Une satire du poète Coirpre l'oblige à abdiquer. Lorsque Nuada reprit sa place, Bres s'enfuit avec sa mère auprès d'Elatha pour demander de l'aide aux Fomoiré. Et c'est pour reconquérir l'Irlande qu'il provoque la guerre racontée par le récit de la "Bataille de Mag Tured" avec l'aide massive des Fomoiré, lesquels seront vaincus. Après sa défaite, Brès accepta de conseiller les Túatha dans leurs pratiques agricoles et eut la vie sauve.

Il est intéressant de noter que les Túatha se montraient d'excellents guerriers et techniciens mais ignoraient les pratiques agricoles et devaient s'en remettre dans ce domaine aux Fomoiré indigènes.

Il se peut en effet que Brès, tout comme son épouse, Brigid, fût une divinité liée à l'agriculture.

 


BRI "Mot" "Parole" "Orateur"

Fils de Baircid.

Druide du roi Cathair. Il lui explique le rêve énigmatique qui est tout le condensé symbolique de son règne.

 


BRIAN

Brian est l'un des trois fils de Tuireann et le petit-fils d'Ogma, le dieu de la Poésie.

Pour résister aux Fomoiré, Cian, le père du dieu Lug, part à la recherche de guerriers magiques. Malheureusement, sur son chemin, il croise les trois fils de Tuireann, ses ennemis jurés. Il se métamorphose en sanglier, mais Brian le voit et prévient ses frères, Iuchar et Iucharba. Puis, fort de sa propre science druidique, il transforme ses frères en chiens et se lance à la poursuite de Cian qu'il transperce d'un javelot. Il l'achève à coups de pierres.

Avant de mourir, Cian leur demande de lui laisser reprendre sa forme humaine et les trois fils de Tuireann vont devoir racheter un homme et non un sanglier. Pour le prix du sang Lug, bon prince, exige seulement trois pommes des Jardins du Soleil, une peau de porc dotée de pouvoirs de guérison appartenant à un roi de Grèce, une lance empoisonnée auprès d'un roi de Perse, deux chevaux attelés à un char, sept porcs du roi Eassal des Colonnes d'Or, un chien, une broche à rôtir appartennat aux nymphes d'un royaume sous la mer et trois cris à jeter au sommet de la colline de Mochaen.

Les trois frères ont de la chance et arrivent à bout de six des huit épreuves, bien qu'ils aient commis partout de nombreuses exactions. Alors Lug, qui connaît l'avenir, leur envoie un charme : ils oublient les deux dernières missions. Heureux, ils rentrent en Irlande, mais il leur faut repartir chercher la broche sous l'eau et pousser les trois cris.

Mais ils furent mortellement blessé par Mochaen et ses fils et Lug, malgré les implorations de Tuireann, laisse le destin s'accomplir. C'est là le prix de l'initiation !

 


BRICRIU

Le fauteur de troubles divin appelé aussi Bricriu Nemthenga ("langue empoisonnée") qui crée des dissensions et des rivalités entre les guerriers. C'est lui qui suscita la jalousie des héros d'Ulster Cúchulainn, Conall Cernach et Loegaire en proposant à chacun le morceau de porc réservé au champion.

Il provoqua également une discorde entre les femmes des trois héros, Fedelm (celle de Loegaire), Lendabair (la femme de Conall) et Emer (l'épouse de Cùchulainn).

Il fut appelé à arbitrer le combat des taureaux de la Táin Bó Cúalnge.

 


BRIGANTIA "Eminence" "Reine"

Principale déesse des Brigantes (tribu du nord de l'Angleterre avant l'arrivée des Romains).

Son culte était associé à l'eau, à la guerre, à la médecine et à la prospérité.

En Irlande, elle était connue sous le nom de Brigid et en Gaule sous celui de Brigindo.

 


BRIG / BRIGANTIA / BERECINTIA / BRIGHID / BRIDE / BRIGIT / BRIGID

Déesse irlandaise de type lunaire, avec un triple aspect, présidant aux accouchements.

Comme dans tous les mythes, sa vie apparaît complexe : elle est à la fois la mère et la fille du Dagda, le dieu suprême. Par ailleurs, on la prétend mère des druides Brian, Iuchar et Iucharba, bien que dans d'autres versions, ils soient les enfants de Dana.

La déesse-lune peut être fille, mère et initiatrice. On vante son habileté intellectuelle ou technique. Elle est la mère des arts et des artistes.

Par ses pouvoirs de guérison, on l'associe souvent aux puits et sources sacrés.

Brig signifie "haute", "élevée", aussi bien physiquement que spirituellement.

Brigit est l'unique divinité féminine celtique ; avec le christianisme, son culte se confond avec celui d'une sainte : Brigitte, abbesse de Kildare, en Irlande, au Ve siècle (appelée aussi sainte Bride ou sainte Bridget).

Sa fête chrétienne a lieu 1er février, jour même de l'ancienne solennité païenne de l'Imbolc (purification), associée à l'allaitement des brebis.

Selon la légende, entre les flammes des cierges et les bêlements des agnelets, Caillach cède la place à la belle et printanière Brigit. Elle est invoquée pour la naissance des enfants et la maternité.

Sainte Bride, patronne des crémiers, hérita d'autres attributs de la déesse : ses vaches donnaient un lac de lait, ses vivres étaient inépuisables et une seule mesure de son orge suffisait à produire assez de bière pour faire la tournée de ses églises sans risque d'en manquer.

La croyance populaire fait de sainte Bride la patronne des foyers, des accouchements et des troupeaux de moutons. Elle est aussi la nourrice du Christ.

La déesse romano-celtique Minerve lui est associée. Elle est assimilée également à la déesse gauloise Belisama, ce qui signifie la "Très Brillante".

 


BUILG

Dieu du peuple pré-celtique des Fir Bolg.

 

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